Quelque part, sur le futur champ de bataille de la citée en ruine Mkha-sspa’hlénoua, le Capitaine Shrike aiguisait ses griffes éclaires. A ses côté, le frère-sergent Koréus observait l’horizon d’un air songeur. Les fumées qui s’y élevaient étaient clairement d’origine renégate : leurs chars avançaient vers eux. Et aux vues de la largeur du front, ils devaient être toute une compagnie. Voir un régiment…
Toute sa vie, Shrike avait combattu les hérétiques, et toute sa vie, il les avait vus employer les mêmes méthodes que la Garde impériale : aligner des pléthores de blindés et fuir quand ces derniers étaient neutralisés. Ceux-ci ne feraient pas exception. Il ne restait plus qu’à les neutraliser.
Koréus se retourna et abaissa la tête en guise de respect. Ou parce qu’il avait mal au cou, qui peut savoir ?
« Capitaine Shrike. Nos hommes sont prêts, la ligne est formée et l’escouade Exterminatus vous attend. Conformément à vos ordres super débiles, elle s’est déployée comme une conne à découvert, bien en face d’un escadron de Leman Russ armés jusqu’aux chenilles.
-Je ressens une pointe d’ironie dans tes paroles, frère… Essaierais-tu de me dire quelque chose ?
-Oh non, c’est pas mon genre de signaler qu’en un seul obus bien placé, nos meilleurs guerriers seront réduits à de la pattée pour squig, et déjà digérée vu l’état dans lequel ils seront.
-Pour ta gouverne, tu es sergent, et je suis Capitaine (et avec une majuscule, même). Donc d’une, tu fermes ta gueule. De deux, a moins d’un pas de bol monstrueux, nous avons l’initiative, nous jouons en premier, nous leur en mettons plein la face. De trois, même dans le cas irréalisable ou ces pouilleux nous devancent, encore faudrait-il qu’ils nous atteignent. Ces têtes de couilles n’ont même pas compris le simple principe de ‘’tu sers pas l’Empereur, tu meurs’’, alors t’imagine bien que tirer précisément… »
Pour ponctuer sa déclaration solennelle, Shrike vit crisser ses griffes les unes contre les autres.
« T’as autre chose à dire ? »
A peine eut-il prononcé ces mots que la bataille commençait. Au dessus des deux Space Marines, une énorme main lançait un dé à six faces et celui-ci, après un périple épique et une scène au ralentie à couper le souffle, s’immobilisa sur le chiffre 1.

A l’autre bout du champs de bataille, le chef de char Korbodiev donna un coup de pied à son artilleur de tourelle.
« Ach, da ist le signal ! nous affons l’iniziativ ! Ces cons de Marines ont réuzi à faire un 1 au dé… Ils zont juste defant nous, bien en fue. Kamarad, nous poufons commenzer le feu d’artiviz ! »
Et pouf, le Leman Russ lâcha son premier obus.

Quand Shrike regarda autour de lui, il ne vit que des bouts d’armures, des tripes sanguinolentes et la tête décapitée du frère sergent Koréus qui le regardait, semblant lui dire –même dans la mort- : « je t’avais prévenu, ducon… ».
Shrike soupira et partit, seul, en quête du premier char à neutraliser.

------------------------|

Partie en 1500 points, opposants les Space Marounes bleus de Bullbollocks aux GI renégats oranges de BN.
Scénario "guerre d'usure" du supplément missions de bataille.

Quelques photos :

IMAG0307
VIENDEZ NOUS CHERCHER, MEME PAS PEUR ! DE TOUTE FACON ON IRA AU KOMMUNIST GREEN PARADISE  !

IMAG0309
Cible verrouillée. Feu. Yeeeeeeahh, on l'a eu ç't'enculé, trop d'la balle !

IMAG0312
Coucouuuuu, c'est Noooouuuuus !

IMAG0317
Lance-flamme, cramez moi ce doigt, immédiatement !!!

IMAG0319
Ah. On n'est pas les bienvenus alors ?

IMAG0325
Sergent, je me sens seul là...

Partie très serrée mais très cool ! Ca a bien bourriné des deux côtés, à la fin a été décisive pour les points de victoires. Au 5ème, 6ème et 7ème tour, la victoire n'a pas cessé de changer de main, gros stress ! Merci à mon adversaire, à qui je dois une belle un de ces jours, s'il n'a pas été trop mathisé par les affiches du club et qu'il accepte de revenir.

Ah, et oui, je ne poste pas grand chose sur le blog, mais je fais plein de choses quand même. Juste... La flemme ?